pink pig coin bank on brown wooden table

Mes parents ont été ma première source de revenus…

Quand j’étais petite, je disais souvent « maman achète » ou “papa achète” quand on passait devant un jouet, un goûter, un livre ou une paire de baskets qui me plaisait.

Du haut de mes 10 ans, j’avais déjà compris à l’époque que : 

« Pour obtenir quelque chose, il fallait de l’argent » (très smart la petite)

J’avais peut-être aussi compris que l’acte d’achat était puissant car il permettait d’avoir beaucoup de choses, de faire beaucoup de choses. Ce n’est d’ailleurs pas étonnant qu’encore aujourd’hui, on parle de pouvoir d’achat. 

Bien évidemment, la réponse de mes parents était souvent « Non » car il semblerait : 

– que je n’en avais pas besoin 

– que je pouvais l’obtenir sous conditions d’avoir de bonnes notes

– que l’argent ne tombait pas du ciel, qu’il fallait travailler, le mériter, etc

En vérité, le Non qui m’a le plus marqué, c’est quand j’ai demandé des cours d’équitation. C’est peut-être l’une des fois où j’ai entendu mes parents dire “c’est trop cher, trouve un autre sport, une autre activité”. En dépit du fait qu’il y avait une croyance limitante sur l’équitation (sa représentation en tant que sport de “bourgeois”, les chevaux, etc), c’est à ce moment-là que j’ai pris conscience que je ne pouvais pas obtenir tout ce que je veux à moins d’être riche. 

Les seules fois où le « Oui » était immédiat, c’est quand il s’agissait de l’achat de livres car la culture c’est important, c’est un achat « utile »

 

 

 

Le savais-tu ?  

Nous avons tous des croyances et une vision du monde qui nous est propre.

Durant l’adolescence, il m’est aussi arrivé des épisodes dont je suis peu fière : 

  • 1er épisode : j’ai piqué de l’argent dans le sac de ma mère à plusieurs reprises pour m’acheter de la nourriture vendue à l’école (sandwichs, bonbons, sodas) …. C’était tellement bon et en même temps peu diététique. Mais pour revenir à cette histoire, elle s’en est rendue compte un jour et j’ai été grondée. A l’époque, je n’avais pas de manque matériel particulier mais j’avais ce besoin d’être comme tout le monde (être ado ce n’est pas toujours simple 🙂 ). Quand j’ai intégré le lycée, j’ai eu droit à des tickets restaurant….j’avais l’impression d’être riche à nouveau. Maintenant, je souris car ayant bénéficié de cet avantage quand j’étais salarié, je connais mieux la valeur de ce ticket. 
  • 2ème épisode : les commandes en ligne sur la Redoute ou les 3 Suisses. A l’époque, je ne trouvais pas forcément ce que je voulais sur place car j’allais peu faire du shopping en ville en étant ado à cause de l’inaccessibilité (voiture obligatoire) et d’une non-habitude dans mon foyer. Donc je me suis vite rabattue sur les catalogues cités plus haut et j’ai fait des folies, notamment grâce à la Carte 4 étoiles qui permettait de payer en plusieurs fois ! Bon, encore une fois, ma mère s’en est rendue compte et … vous connaissez la suite. 

 

Avec du recul, quand j’analyse ces différentes périodes de ma vie, je conclus plusieurs choses : 

  • Je n’avais pas de notions réelles de ce qui était cher ou pas
  • Je n’avais pas d’argent de poche, ce n’était pas une pratique courante dans ma famille. Je ne dis pas que cela justifie mes actes, je dis juste que du coup, cela m’aurait aider dans mon éducation financière. 
  • Le peu d’argent que je recevais (lors de grandes fêtes, d’anniversaires, etc) était vite englouti car c’était tellement inhabituel pour moi
  • Evoquer des sujets d’argent était peu commun, je n’ai jamais vu mes parents assis sur une table en train de parler budget, investissement ou autres. Je ne les ai jamais entendus se plaindre ou se pavaner de leur situation financière. C’était en fait un non-sujet, tout avait l’air de couler de source.  
  • J’ai été que très rarement en contact direct avec l’argent ou plutôt la gestion financière et pourtant, je suis sûre que mes parents ont beaucoup épargné pour notamment m’envoyer aux études. 

 

Je crois qu’au final, la première fois que j’ai parlé budget, c’était en partant aux études à 17 ans. J’ai toujours ce cahier avec recettes/dépenses préparé soigneusement par ma mère pour que je puisse apprendre à gérer comme une adulte…

 

Ces quelques exemples ont forgé ma manière d’être avec l’argent : 

 

– jusqu’à aujourd’hui, je continue à favoriser l’achat utile à l’achat plaisir en achetant des livres (beaucoup trop) plutôt qu’un soin chez l’esthéticienne ou un restaurant

 

– il y a aussi eu des ruptures de croyances… quand j’ai constaté que je travaillais beaucoup et les augmentations de salaire ne suivaient pas, je me suis dit qu’il y avait un problème 🤬

Des exemples issus de l’enfance et de l’adolescence, j’en ai plein d’autres à vous partager. Et cela demande un sacré travail d’introspection. Mais s’y pencher peut être très bénéfique pour améliorer sa relation à l’argent en tant qu’adulte. 

Bon après tout, le mieux c’est tout de même de commencer l’éducation financière dès le plus jeune âge afin de sensibiliser les enfants et adolescents à la valeur de l’argent, à leur propre valeur. 

Je suis curieuse de savoir quels sont les comportements et quelles sont les croyances que vous avez intégrées dès l’enfance et sont-elles aidantes ou limitantes dans votre quotidien aujourd’hui ?

Dites-moi en commentaire ! 

ET SI ON SE DECOUVRAIT ? 

Quelle croyance sur l’argent tiens-tu de ton enfance ? 

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